Les casinotiers français demandent un seul régulateur

En France, les opérateurs en ligne tombent sous la tutelle de l’Autorité de régulation des jeux en ligne, pendant que les casinos terrestres sont reglémentés par les ministères du Budget, de l’Agriculture et de l’Intérieur. D’ici résulte que les deux secteurs ont des obligations réglementaires différentes. C’est pourquoi, lors de la rencontre avec le Ministre du Budget Jérome Cahuzac le 23 juillet, les casinotiers français ont demandé d’être régulés par un seul régulateur. Ils ont profité de cette ocasion pour souligner que toute hausse de la fiscalité aurait « un effet désastreux » sur le secteur.

Déclarations Alexis Laipsker de PokerStars France

Dans une interview accordée à iGaming France, Alexis Laipsker de PokerStars France explique à quoi les joueurs français détenteurs de comptes Full Tilt peuvent s’attendre dans les semaines à venir. Il dit que l’accord entre PokerStars, Full Tilt et les autorités américaines est une excellente nouvelle pour les joueurs.

Il souligne que les joueurs de France seront remboursés dès qu’un système de remboursement sera mis en place: « en premier lieu, je dirais que les véritables bénéficiaires de cette opération sont les joueurs ! Ils avaient de l’argent bloqué depuis des mois et, soyons honnêtes, des perspectives de le retrouver franchement faibles. Aujourd’hui non seulement ils ont la garantie de retrouver la totalité de leur argent grâce à PokerStars, mais les délais seront aussi courts que possible.”

Alexis Laipsker a déclaré ensuite: « La priorité de PokerStars est de rembourser les joueurs de Full Tilt Poker dont les fonds sont bloqués. Les équipes de PokerStars mettent tout en œuvre afin que les délais soient aussi courts que possible. Les joueurs ont leurs fonds bloqués depuis bien trop longtemps ! Il faut mettre en place avec les organismes régulateurs des mécanismes pour que les joueurs puissent retirer leurs fonds. PokerStars est déterminé à rendre ces fonds disponibles dans un délai de 90 jours.”

Il reconnaît qu’en termes d’image, l’accord est évidemment très positif, mais que « la priorité de PokerStars a toujours été le bien être et la sécurité des joueurs. »

 

Mypok va rejoindre Partouche Poker fin septembre

Georges Djen, dirigeant de Mypok, a déclaré: « Nous avons discuté avec plusieurs partis intéressés et nous avons travaillé pour que cela aille très vite. Les échanges avec Barrière Poker ou Ongame étaient très positifs mais n’ont pas finalisés pour des raisons de calendrier ou parce que c’était trop compliqué. Nous voulons plus de liquidité rapidement et Partouche est intéressé par notre projet et a aussi un vrai projet à long terme qui correspond aux attentes des deux groupes. Mypok a eu une affinité avec Partouche et a pris une part active dans le choix d’une plateforme propriétaire qui est basée sur une vision sur le long terme. »

Quant au logiciel de jeu, Mypok opère à présent sur Microgaming, mais il a souligné son intention d’utiliser un nouveau réseau: « Malheureusement le réseau Microgaming n’a jamais su s’adapter aux exigences du marché français et n’a pas pu accompagner MyPok dans son parcours ambitieux. »

Le choix sera très avantageux pour Mypok, car le réseau Partouche propose une densité plus importante du trafic, une grille de tournois plus attractive, des clients Flash et Mac et des opérations de transactions bancaires plus fluides.

Betclic Everest finalise le rachat d’Everest Gaming

Betclic Everest Group a acquis la participation restante de 33,33% de Giga Médias Everest Gaming pour un montant non précisé. BetClic a acquis une part majoritaire de 66,66% dans l’entreprise il y a trois ans pour 100 millions de dollars de GigaMedia. Pendant cette période il a couvert 40% des pertes d’Everest Gaming qui s’élevaient à une lourde somme de 46 millions pour l’exercice fiscal 2011.

Ignacio Martos, PDG de BEG a déclaré: « Avec cette opération, BetClic Everest Group confirme son ambition d’être un acteur clé au niveau européen dans l’industrie du poker comme dans le secteur des paris sportifs. La réorganisation et la rationalisation de nos activités se poursuit par un partage des coûts, la création des synergies joueurs, et des partenariats afin de mieux servir nos joueurs. » Everest Poker continue à fonctionner avec sa technologie et n’a pas l’intention de fusionner avec d’autres sites de poker ou de participer à un réseau, a ajouté Martos.

Il faudra du temps pour des lois communes sur les jeux en ligne

L’ancien avocat général de la Cour de justice affirme qu’il faudra beaucoup de temps pour l’adoption des lois européennes communes sur les jeux en ligne. Le prof. Siegbert Alber, président du cabinet Alber & Geiger a écrit un article dans Public Affairs News cette semaine, en explorant les possibilités de lois harmonisées de l’Union européenne sur les jeux sur Internet. Comme ancien avocat général de la Cour européenne de justice, il a été profondément impliqué dans le cas Gambelli, qui a créé un précédent juridique sur la primauté du droit communautaire, dans certaines circonstances.

Harmoniser les législations des jeux en ligne dans tous les 27 pays de l’Union européenne est le Saint Graal pour de nombreux législateurs et opérateurs. Cela a le potentiel de supprimer les lois fragmentées, diversifiées et c’est souvent source de confusions à niveau national et influencé par les priorités paroissiales qui ne sont pas toujours complètement altruistes et protègent les joueurs.

Prof Alber souligne qu’à l’heure actuelle il n’existe pas de règlements européens ou des directives qui s’appliquent directement et exclusivement aux jeux de hasard. Au lieu de cela, les litiges se sont appuyés sur le respect des principes communautaires de libre-échange sur les biens et services entre les pays membres.

L’organe d’exécution de l’UE, la Commission européenne a déjà dit qu’elle ne voyait aucune possibilité pour une initiative législative, mais allait faire appel de plus en plus à la Cour de justice. Le professeur explique: « En conséquence, la Commission a lancé ces dernières années plus de dix procédures d’infraction contre les Etats membres. » Mais, le professeur ajoute que toutes ces procédures se sont terminées avant même le procès. Jusqu’à présent, la CJCE a seulement décidé dans les procédures préjudicielles lancées par les juridictions nationales.

La situation évolue, opine Siegbert Alber, en disant qu’un marché transfrontalier a vu le jour, et il inclut une proportion importante de marché noir des jeux. « Environ 85% des sites dans l’UE n’ont pas l’autorisation administrative…et il y a une activité assez grande du marché gris. »

Dans un effort renouvelé pour venir à bout du problème, le Livre vert de la Commission européenne pose 51 questions sur les jeux en ligne, conçues pour rassembler les opinions et s’il y a un besoin pour de nouvelles mesures législatives. La date limite pour les réponses est le 31 juillet. Prof Alber note qu’il est généralement suivi par un livre blanc exposant les conclusions détaillées pour des consultations en profondeur. Un processus de rédaction législative poursuivra, si cela est approprié.

« Par conséquent, il va sûrement prendre un certain temps jusqu’à ce que la réglementation législative des jeux en ligne à un niveau de l’UE entre en vigueur. Il serait intéressant d’en placer un pari », conclut-il.

 

ARJEL: les résultats du 2ème trimestre 2012: les paris sportifs

L’ARJEL a présenté ses indicateurs Q2/2012 sur le marché français, donnant un aperçu intéressant de la démographie de sa clientèle et des défis qu’il envisage. Le résumé est fondé sur les données fournies par l’ARJEL et les indicateurs clés pour la période Q2/2012 comprennent:

* 1,3 millions de comptes ont été actifs dans au moins une des trois activités réglementées comprenant les paris sportifs en ligne, le poker en ligne et les paris hippiques.
* les joueurs en ligne français ont déposé 263 millions d’euros dans leurs comptes, une moyenne de 71 euros par joueur chaque mois (au Q2/2011 la moyenne était de 67 euros).
* les opérateurs en ligne ont consacré 55 millions d’euros aux médias, 25% de moins que dans le même période de l’année dernière.
* les méthodes de paiement évoluent et leur utilisation augmente à 10% des dépôts des joueurs, mais les cartes de crédit restent encore la méthode de paiement préférée.

Les paris sportifs:

* les paris sportifs en ligne ont augmenté de 187 millions d’euros, en hausse de 28% par rapport au Q2/2011 en termes de montants misés. L’autorité reconnaît que l’Euro 2012 est en partie responsable de l’augmentation, mais il maintient son opinion que dans l’ensemble, il y a eu une forte performance depuis le début de l’année.
* le chiffre d’affaires de l’opérateur reflète 35 millions d’euros (Q2/2011: 25 millions d’euros), en hausse de 39% en grande partie attribuables à un niveau inférieur du taux de rendement aux joueurs.
* le nombre moyen de comptes joueurs actifs par semaine est en forte hausse s’élevant à 120.000 par rapport à 87.000 durant la même période l’an dernier.
* l’activité a été marquée par un changement du groupe d’âge, en perdant certains de ses jeunes joueurs et triplant les comptes de joueurs âgés de 55 ans et plus.
* les parieurs utilisant les mobiles et les tablettes représentent maintenant 18% de l’ensemble du groupe.

ARJEL: les résultats du 2ème trimestre 2012 : les paris hippiques et le poker

Les paris hippiques:

Les paris hippiques en ligne, bien qu’ils maintiennent leur tendance haussière se sont révélés moins dynamiques que lors des trimestres précédents. Les mises totales ont progressé de 9% à 278 millions d’euros entre avril et juin 2012 (Q2/2011: 255 millions d’euros).
* le chiffre d’affaires a augmenté de 20% à 65 millions d’euros.
* les comptes des joueurs actifs ont augmenté à 144.000, par rapport aux 133.000 sur Q2/2011.
* le taux de retour reste inférieur à celui de 2011.
* l’augmentation du nombre de jeunes joueurs (13% de 25-34 ans) contribue au changement progressif du profil du parieur hippique.
* le secteur mobile est une véritable évolution des habitudes des turfistes puisque 14% sont désormais connectés via un appareil mobile, par opposition à 8% au T2/2011.

Le poker en ligne:

* le marché des cash-games a livré une baisse de 6% à 1,6 milliards d’euros (Q2/2011: 1,8 milliards d’euros)
* les frais d’entrée aux tournois ont augmenté de 24% à 345 millions d’euros (2011: 278 millions d’euros).
* les comptes des joueurs actifs a diminué à 295.000 de 301.000 au Q2/2011.
* le PBJ de l’opérateur, affecté par une faible activité de cash-game et une baisse des comptes de joueurs actifs, a été en baisse de 11% par rapport à la même période l’an dernier.
* encore une fois, la plateforme mobile a fleuri avec 18% des joueurs de poker préférant utiliser leurs appareils mobiles (tablettes ou téléphones cellulaires), par opposition à l’ordinateur traditionnel.

Philippe Germond: « les Français s’habituent à parier »

Dans une interview pour Le Figaro, le PDG du PMU, Philippe Germond a déclaré: « Le Tour de France reste un événement modeste en enjeux pour le PMU car il représente environ un demi-million de mise. Ce qui est important, c’est que c’est un doublement par rapport à l’édition 2011, ce qui veut dire que les Français s’habituent à parier. »

Les événements qui ont généré des revenus pour le PMU en 2011 sont le Tour de France avec 500.000 euros en mises, le tournoi de Roland-Garros avec 3,5 millions d’euros et le tournoi de Wimbledon avec 2 milllions d’euros, mais c’est le championnat européen de foot qui a dépassé toutes les attentes:

« Nous avons réalisé 10M€ d’enjeux sur la compétition (sur un montant total de 30,8M€, ndlr). C’est à dire que le PMU a pris 33% de part de marché des paris sur l’Euro sur Internet. C’est un chiffre que je n’aurais espéré atteindre il y a deux ans » a déclaré Philippe Germond, qui selon le quotidien « juge son groupe capable de dépasser d’ici 2015 le leader des paris sportifs en ligne, Betclic (40 à 45% des parts de marché) », ajoute Philippe Germond.

En outre, le directeur avoue qu’il ne croit pas dans un élargissement de la loi visant à autoriser les casinos en ligne, mais que « structurellement, le business model des paris sportifs sera difficile à rentabiliser dans sa taille actuelle même s’il y a une croissance à deux chiffres dans les prochaines années ».

Avertissement de l’UE sur les violations persistantes des règles des jeux en ligne

Le commissaire européen Michel Barnier a averti que certains pays de l’UE pourraient être menés en justice pour les violations persistantes des règles du jeu en ligne. M. Barnier s’est exprimé lors d’une réunion au cours de laquelle il a également exposé les plans de la Commission européenne visant à réglementer le secteur des jeux.

Le responsable français a déclaré que les régulateurs travailleraient avec l’industrie pour élaborer un cadre qui protège les consommateurs tout en permettant le jeu responsable. Mais il a dit que les règles de l’UE devaient être respectées et que les pays – il ne les a pas nommés – seraient mis en garde au sujet des activités relevant de leur compétence.

« Je vais demander à mon ministère de contacter tous les États membres concernés par les plaintes, afin de leur rappeler les règles applicables et les faire penser que les situations problématiques sont rectifiées en ligne avec la jurisprudence actuelle. Si les violations flagrantes persistent, je n’hésiterais pas à proposer à mes collègues que les procédures appropriées soient prises ou relancées. » a-t-il dit à la réunion.

M. Barnier a confirmé que la Commission présenterait un plan d’action conçu en automne pour efficacement réglementer et surveiller les jeux et les paris en ligne. Un processus de consultation sur la question avec les parties concernées avait attiré 250 réponses et s’est avéré un « grand succès », a-t-il ajouté.

L’objectif de la Commission est de protéger les consommateurs et tous les citoyens, tout en répondant aux attentes légitimes des opérateurs de paris sportifs et des jeux d’argent en ligne travaillant à répondre à la demande accrue. La Commission estime que près de sept millions d’Européens parient en ligne.

« Notre objectif doit être de fournir une protection pour ces consommateurs, comme d’ailleurs nous devons protéger tous les citoyens contre les risques potentiels … quel que soit leur État membre de résidence. Aucun État membre ne peut faire face seul à tous les risques associés à cette activité. », a déclaré M. Barnier. Les principaux objectifs du plan d’action de l’UE comprennent la protection des mineurs, le traitement de la dépendance au jeu et l’interdiction de tous les sites illégaux.

 

L’UE veut netoyer l’industrie des jeux de hasard

En limitant certains types de paris pourrait aider à réduire l’impact de matches truqués, mais il est peu probable d’éradiquer le problème. Il y a des suggestions que la création d’un véritable marché européen pour les paris pourraient aider. Cela pourrait rendre plus facile pour les consommateurs à repérer les joueurs illégaux, qui fleurissent sur l’actuel marché fragmenté, où les opérateurs juridiques dans un Etat membre peuvent être étiquetés comme illégaux dans un autre.

La Cour européenne de justice a déjà réprimandé les législateurs nationaux dans plusieurs pays européens – y comprisl’Allemagne – qui empêchent les joueurs étrangers d’opérer sur leur territoire. La législation défensive est souvent écrite avec un œil à la protection des champions nationaux, plutôt que par une réelle volonté de limiter les jeux de hasard – a fait valoir le tribunal. Malgré cela, la Commission a été lente à démarrer les procédures d’infraction, qui suivent habituellement une décision de justice.

Dans son discours au Parlement, M. Barnier a fait allusion à la possible réactivation des procédures d’infraction – en provoquant une réaction positive attendue de l’industrie. Le Secrétaire général de l’EGBA, Sigrid Ligné a accueilli favorablement la suggestion en disant que « la pleine adhésion de l’UE aux principes juridiques est le fondement de toute activité communautaire réglementaire ».

En introduisant les procédures d’infraction pourrait rapprocher fortement l’Europe à développer un véritable marché unique pour les paris, faire face aux lacunes juridiques qui l’ont empêché jusqu’ici. Beaucoup de sociétés de jeux vont gagner de cela. Dans le long terme, un passeport unique pour fonctionner dans tous les pays de l’UE pourrait être mis en place – en évitant la conformité coûteuse avec plusieurs différentes juridictions et leurs différents ensembles de législation. La question est de savoir si les organisations criminelles vont exploiter de tels développements. Jusqu’ici, ils ont fait d’énormes profits à partir de la migration des paris en ligne. Est-ce que les matchs truqués vont s’épanouir en même temps que les paris légaux? Nous devons espérer que non.